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Une pépite réalisée par Patrick Imbert


Le film d’animation « LE SOMMET DES DIEUX » réalisé par PATRICK IMBERT, issu d’une vieille famille trébéenne, SORT AUJOURD’HUI dans les salles ( et au Colisée à Carcassonne) et il est accompagné des critiques les plus élogieuses.

 

Il y adapte l’oeuvre de Jirō Taniguchi pour ce film d’animation « qui atteint les sommets de la production française ». (Yannick Vely)

Patrick avait une vingtaine d’années lorsqu’il a quitté Trèbes pour entrer à l’école des Gobelins, se destinant à une carrière vouée à l’image. Fidèle à la 2D, des milliers d’heures employées à donner vie à des personnages et des décors image par image, les récompenses ont depuis honoré ses talents et son travail :

🔸En 2013, Patrick était le directeur de l’animation du film « Ernest et Célestine », signé Benjamin Renner, qui avait reçu un César.

🔸En 2018, il reçoit le César du meilleur film d’animation long-métrage pour sa co-réalisation du “Le grand méchant renard…” avec Benjamin Renner

🔸2021 La sortie de son film « Le sommet des Dieux » est un nouveau défi relevé haut la main avec cette fois le public adulte pour destination.

🧐 Dans la vidéo

Patrick nous relate lui-même la génèse de cette belle aventure.
Ou encore ici

dans cet entretien exclusif réalisé lors du Festival de Cannes 2021, Patrick Imbert, lauréat du Prix Spécial de la Fondation Gan 2018, nous présente ses inspirations, ses choix artistiques et les secrets de fabrication derrière son film.

🔸LE SYNOPSIS


A Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l’on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme. Et si George Mallory et Andrew Irvine étaient les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest, le 8 juin 1924 ? Seul le petit Kodak Vest Pocket avec lequel ils devaient se photographier sur le toit du monde pourrait livrer la vérité. 70 ans plus tard, pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accompagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux.

🔸 LA CRITIQUE

📙LEELA BADRINATH – FRANCE-INFO CULTURE
« Malgré le choix d’une animation en 2D, le sentiment d’immersion au coeur de la montagne est total. L’immensité des paysages, la profondeur des crevasses, l’adrénaline du vide, tout y est. On se surprend à s’accrocher à son siège comme à une façade rocailleuse. Le dessin est fin, largement inspiré du style de Jirô Taniguchi, pour un rendu visuel sublime. »

📙STEPHANE JARNO – TELERAMA
Le film d’animation du réalisateur réussit magnifiquement à traduire l’univers du manga de Jiro Taniguchi dont il est inspiré.

📙MATHIEU MACHERET – LE MONDE
« Le Sommet des dieux » : Patrick Imbert fait éprouver la poésie des cimes sur grand écran.
Il fallait l’imaginer, et surtout l’oser, ce croisement entre deux écoles de dessin, certes aux antipodes, mais qui n’en avaient pas moins des choses à se dire : la ligne franco-belge, généralement qualifiée de « claire », et le manga japonais, avec son dynamisme graphique et son sens du découpage. Un parfait terrain de rencontre s’offrait comme sur un plateau en l’œuvre de Jiro Taniguchi, dessinateur de l’inoubliable Quartier lointain, né en 1947, dont le réalisme détaillé et les résonances proustiennes ne masquaient pas leur tendance européenne.
C’est précisément dans ce fonds qu’est allé puiser l’animateur Patrick Imbert (Le Grand Méchant Renard et autres contes, 2017) pour porter à l’écran Le Sommet des dieux, d’après le manga éponyme en cinq tomes publié par Taniguchi entre 2000 et 2003, lui-même tiré d’un roman de l’écrivain Baku Yumemakura. Loin de tout exotisme comme d’un quelconque pastiche, le film est une formidable réussite qui témoigne surtout d’un respect scrupuleux du matériau original, qu’il ne cherche jamais, et fort heureusement, à occidentaliser. Il en serait plutôt une sorte de traduction dans le langage voisin de l’animation.

📙THOMAS BONICEL – CLUB AVOIR A LIRE
En adaptant Jiro Taniguchi, Patrick Imbert nous invite à l’introspection avec un film visuellement irréprochable et méditatif.

📙YANNICK VELY – PARIS MATCH
Patrick Imbert adapte l’oeuvre de Jirō Taniguchi pour un film d’animation qui atteint les sommets de la production française.

Adapter l’oeuvre de Jirō Taniguchi paraissait impossible. Sur cinq épais volumes, le regretté mangaka à qui l’on doit «L’homme qui marche» et «Quartier lointain» développait son amour pour l’alpinisme et les rapports entre l’homme et la nature en racontant une histoire complexe sur fond de conquête de l’Everest. La beauté graphique des planches remplaçait la psychologie des personnages, ou plutôt l’épousait, si bien que «Le Sommet des dieux» infusait aussi lentement qu’un thé vert japonais. De prime abord, le récit paraissait un peu «neutre», les personnages principaux un peu trop «boy-scout» et puis l’attraction magnétique de la montagne vous saisissait et vous ne quittiez plus la lecture, pas tant pour découvrir la véritable histoire de l’appareil photo de George Mallory, mais pour comprendre intimement ces héros de l’inutile qui gravissent les sommets pour trouver un sens à leur existence.

Ne poussons pas l’analyse méta trop loin, mais pour Patrick Imbert, adapter «Le Sommet des dieux» était ce défi insensé, presque fou, arrivé juste à point dans sa carrière pour qu’il se frotte à l’animation pour adultes, genre qu’il chérit depuis longtemps. Il ne connaissait pas le milieu de l’alpinisme, n’a jamais arpenté les pentes himalayennes mais il voulait que son film soit «crédible» et respectueux de l’oeuvre originale. Et le résultat est à la hauteur de nos espérances. Passé une introduction nécessaire pour présenter les enjeux, «Le Sommet des Dieux» devient l’expérience sensible que nous n’osions imaginer. Le travail sur le son, la mise en scène qui pousse à toujours plus d’abstraction donnent aux scènes d’alpinisme une sensation de vertige et d’ivresse rarement éprouvée sur grand écran. Bien sûr, pour le cinéma, il a fallu trancher dans le vif, retirer des personnages et des péripéties mais le film insuffle la même mélancolie que l’oeuvre de Jirō Taniguchi.
Une authentique réussite.

 

 

 

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