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Le Silure: Monstre d’Eau Douce, inquiète les pêcheurs du Lac

       Ces temps derniers, dans le petit monde des pêcheurs, il est un sujet de discussion qui préoccupe grandement : Le silure. Ce poisson considéré comme un “carnassier charognard”  s’est installé dans les eaux du Lac. Même si les individus de cette espèce péchés à Trèbes ne dépassent pas 80 cm, sur les photos que nous avons trouvé sur le web ( nous nous engageons à retirer toute photo sur demande de leur auteur) vous pourrez comprendre pourquoi ce poisson est considéré comme un monstre d’eau douce.

Si l’arrivée du silure est récente en France (L’abbé Bonnaterre en 1788, parle du silure glanis, dans Tableau Encyclopédique de la Nature, en appelant ce poisson le mal), il s’agit cependant de la deuxième vague de colonisation. Les archives paléontologiques prouvent que le silure glane était présent en France au Pliocène (-2 à -5 millions d’années) près de Perpignan. Mais les glaciations ont eu raison des populations de silure implantées à cette époque, et l’aire de répartition a considérablement diminué, pour ne subsister que dans certaines zones-refuge, notamment le Danube pour les populations de silure d’Europe centrale.

Les premières interrogations concernent l’arrivée de ce poisson dans le lac : sont-ce des œufs fixés sur des pattes de canard ou autre oiseau, est-ce une main malintentionnée? Finalement peu importe la réponse, le fait est qu’ils sont là et bien là au grand dan de nos pêcheurs.
Déjà en juin 2009 : première alerte, 150 silures avaient été signalées et le 4 septembre dernier une vingtaine de spécimens a été péchée. L’ouverture de l’un d’eux confirmait la voracité de la bête à se nourrir des truites déversées dans le lac puisque son estomac en contenait 2. Avec les déversements de truites effectués régulièrement, on imagine facilement que le silure avec sa bouche démesurée doit se croire dans un super garde-manger.

Au début de l’été le conseil d’administration des pêcheurs les incitait à contribuer à l’éradication de ce fléau en utilisant le leurre ou le vif. Hélas, l’état des lieux en ce début de saison hivernale révèle que le seul moyen d’espérer débarrasser le lac de ces voraces intrus est d’envisager la vidange totale du Lac. Une telle opération ne peut être réalisée qu’avec l’accord des différentes instances concernées dont en premier lieu la municipalité. Les demandes ont été effectuées…

Si ce couteux projet se réalise, il s’agira dans un premier temps d’arrêter les pompes et d’évacuer l’eau pour n’en laisser qu’une cinquantaine de centimètres. La suite de la procédure se concrétiserait par une pêche électrique qui assomme seulement le poisson. Les truites récupérées seraient confiées au pisciculteur. En ce qui concerne les poissons blancs, gougeons, gardons, carpes, tanche aucune décision n’est arrêtée. La dernière phase de récupération se ferait au filet et serait suivie du nettoyage du fond. Outre les moyens financiers cette opération sous entendrait d’importants moyens humains, mais pour cela les membres du CA de la société de pêche devraient pourvoir compter sur leurs nombreux adhérents et qui sait … quelques Trébéens se sentiront peut-être solidaires et pourraient prêter main forte.  En l’attente Jean Pierre Arcier le président et nos pêcheurs Trébéens restent très préoccupés.

Photos : l’un des individus de cette espèce mesure 2,52m

 

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