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Le monde sphérique et interactif de Clément Celma ( et ses photos de notre feu d’artifice)

clement celmaIl y a de cela deux ans, Clément Celma partageait avec nous ses photos du feu d’artifice trébéen, il nous les offre cette année encore. Nous vous l’avions présenté succinctement à cette occasion là, mais nous avons eu la curiosité de le « cuisiner » plus encore pour mieux comprendre cet artiste.

Ce jeune homme de 36 ans, qui a grandi à Trèbes  et y revient avec grand plaisir auprès de sa maman Maryse Salas et de « Miké » son père de cœur, s’était dirigé tout d’abord vers les Arts Appliqués. Il s’est ensuite spécialisé dans l’informatique en design et développement Web et fait ses premières armes au sein de la grosse boîte de chantiers navals Catana à Perpignan. Il migrait ensuite à Barcelone et mettait ses compétences au service de la société SSII de consulting informatique avec des clients comme le Gouvernement de Catalogne, la municipalité de Barcelone, d’importants quotidiens nationaux et autres médias… Depuis janvier Clément a quitté Barcelone pour s’installer en Suisse Romande, il y bosse pour une société de production audiovisuelle qui a sa chaîne TV. Dans cet autre monde de l’image,  le jeune homme a opportunité de se confronter à de nouveaux matériels et il touche notamment à la prise de vue, la réalisation…

Dans les années 2000, c’est une photo panoramique du plateau de Gizeh qui a titillé la fibre artistique qui sommeillait en ce geek. Telle une évidence, il a aussitôt perçu le potentiel créatif des outils numériques et informatiques high-tech. C’est ainsi que la photo est devenue un substitut pour ce « mauvais peintre frustré » comme il se définit lui-même.

Il s’est mis à approfondir cette technologie, qui datait pourtant des années 90, mais que la plupart des utilisateurs du Web n’ont découvert qu’avec l’arrivée de Google Street View. À son goût pour les voyages s’est greffé celui de la photo avec un attrait tout particulier pour les intérieurs. Avec son matériel, son trépied et la rotule qu’il s’était bricolée lui-même, il a immortalisé des tas de lieux.

Il y a quelques années, il s’est  penché sur le principe Little Planets qui repose sur des logiciels qui permettent de “travailler”  le panoramique sphérique. Ils ne sont pas légion ceux qui utilisent les outils pour créer des images virtuelles à 360°!  Après des recherches poussées, Clément est arrivé au constat qu’il s’agissait d’un « terrain de jeu » sous-exploité. Alors, notre Trébéen a sorti de ses archives ses photos panoramiques et s’est mis à explorer les méandres de possibilités permises à la croisée de la science et de la créativité.

Il s’est alors “amusé” à réinterpréter les espaces, redistribuer les cartes de la photo d’architecture traditionnelle en brouillant les repères spatiaux et visuels. Le résultat est bluffant et Clément le partage sur son site où le visiteur est finalement invité à l’interaction.  En entrant dans le monde des 360° de Clément vous vous retrouvez propulsé, comme en lévitation, au cœur de lieux magnifiques… des édifices religieux, des théâtres et autres sites s’offrent à vous différemment.

À vous de jouer : à droite, à gauche, en haut, en bas, en zoomant, en dézoomant … vous devenez maître de votre visite dans ce monde sphérique de réalité déformée.  http://www.clementcelma.com/360

Les créations de Clément ne sont pas passées inaperçues, son travail a dépassé le microcosme des addicts du panoramique et a pénétré le monde de la photo en général et des sites très sérieux de cet art s’y sont intéressés.

Même si Clément est venu à la photo par l’aspect technique, un parcours artistique à l’envers en quelque sorte,  il est aujourd’hui reconnu en tant qu’artiste. Le magazine Palace Costes notamment lui a consacré 6 pages à propos de sa série « Mes petites planètes »  http://www.mespetitesplanetes.com/  .
En novembre dernier, en parallèle du SIAC (Salon International de l’Art Contemporain), Clément s’est vu invité à accrocher trois de ses “Petites Planètes” dans le cadre du “Parcours Saint Germain” dans le 11e arrondissement.

Pour la première fois, Clément qui n’avait jamais vécu son art (même s’il le considère toujours comme un hobby ) que de manière confidentielle, a été confronté au public. L’artiste si discret se retrouvait alors, dans une situation surréaliste, face à des gens curieux, comme ces étudiants des Beaux-Arts qui le submergeaient de questions et d’appréciations élogieuses.

Mais cette expérience et la place que lui ont accordée les organisateurs du SIAC n’ont pas effrité l’humilité et la discrétion de l’artiste qui poursuit son petit bonhomme de chemin, toujours avide de nouvelles découvertes.

Nous lui renouvelons nos remerciements pour ses superbes photos de notre feu d’artifice 

CLIQUEZ ICI pour voir les photos du Feu d’Artifice

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