| Jean Baptiste Poite |
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Aout
2011 Très vite J.B., comme le nomment ses amis, ressent un très grand respect pour la nature et c’est sans regret aucun qu’il relâche majoritairement le fruit de sa pêche, même s’il ramène parfois des truites pour régaler sa grand-mère. Etant enfant, à pied, à vélo, il découvre peu à peu tous les « coins » du Canal, de l’Aude et de l’Orbiel, apprend à connaitre les poissons leurs habitudes et les techniques spécifiques à chacun. De 12 à 16 ans, il participe même à des stages de pêche à Clermont-l’Hérault et se perfectionne pour les carnassiers, la carpe et la pêche au lancer.
Photos :Jean Baptiste Poite Dès qu’il a eu un scooter, notre jeune pescofi, est alors allé découvrir d’autres eaux : avec des copains, il pouvait ainsi partir la veille, se poser autour d’une bonne grillade et s’installer pour être fins prêts le lendemain au levé du soleil pour l’ouverture de la truite. Au fil de ses découvertes, un poisson va prendre une place prépondérante dans ses objectifs : la carpe. Si durant de longues années, il la taquine avec une canne à truite, c’est son parrain qui lui offre sa première vraie canne à carpe. Une étape marquante dans la progression de sa passion à laquelle il consacre par la suite une grande partie de son argent de poche. Nombre de ses copains ont abandonné ce loisir, mais il en est un avec lequel il partage toujours et souvent de belles escapades au bord de l’eau, c’est son pote Guillaume Rigaud de Ste Eulalie. Les deux compères connaissent tout ou presque de la carpe et ils savent que le grand rendez-vous avec cette dame se prépare…
Il n’est pas question de se pointer au hasard un beau matin sur
les rives d’un lac ou d’une rivière : Dans ce jeu de stratégie
et de ruse, tout est basé sur l’observation. Tout d’abord, il
faut choisir le lieu et il s’agit là d’une perpétuelle remise en
question, tant la physionomie des cours d’eau et espaces
aquatiques changent en permanence au gré des crues. Viens
ensuite « L’étape cuisine » qui fait parfois « criser » Colette
sa maman, le jeune homme prépare les « bouillettes »en fonction
de plusieurs paramètres, la profondeur de l’eau, sa limpidité… A
base d’aliments tels que le sel, la farine, l’œuf, le sucre etc
il confectionne sa pâte sous forme de boules, il ajoute aussi
des colorants alimentaires que repèrera la carpe selon la pureté
de l’eau. Puis sur le site déterminé durant parfois une semaine,
il va chaque soir appâter avec ses « bouillettes » et des
graines. Il s’agit de faire venir dans un premier temps de
petits poissons blancs qui à leur tour feront venir la dame
convoitée. C’est un considérable équipement, toile de tente, lit de camp, canoë, mallette de pêche complète …qu’il va alors poser au bord de l’eau pour avoir tout le nécessaire pour tenir jour et nuit. Sur un rod-pod (que vous pouvez voir sur les photos) il installe 4 cannes dotées d’appâts différents comme ceux aux fruits rouges que la carpe trouve habituellement près des berges. Tout est ensuite question de grande patience, la lady peut se décider à succomber à n’importe quel moment, mais J.B. en pleine osmose avec la nature ne trouve pas le temps long. C’est là que les équipements perfectionnés aident considérablement le pêcheur : des détecteurs de touche signalent la présence du poisson. La promptitude de réaction est alors déterminante car l’animal décelant le danger va tenter de fuir rapidement et de se cacher. Le réel combat commence et J.B. bataille pour toujours tenir le fil tendu et empêcher la belle de se décrocher ou de se réfugier dans des « herbiers » (ces tâches vertes de végétation aquatique que l’on peut voir dans l’Aude) ou autre obstacle naturel. Le combat peut prendre de 10 minutes à parfois ¾ d’heure et durant tout ce temps, J.B. s’applique à ne pas la stresser, ne pas l’effrayer, ne pas la maltraiter. Lorsque la bataille est gagnée, le jeune homme récupère délicatement la carpe à l’épuisette, et la dépose sur son tapis de réception afin de ne pas abimer ses écailles et le mucus qui les recouvre en couche protectrice. Vient le moment de la pesée et de la photo souvenir car il faut bien immortaliser les plus belles prises. Le record de J.B. est de 16kg800 et date de juin dernier. Puis presque affectueusement, notre pêcheur va rendre sa prise à son milieu naturel, la tenant bien droite et attendre quelle soit à nouveau apte à nager. Sans aucun regret il se dit qu’il la retrouvera peut-être pour un nouvel affrontement un de ces jours. Les cessions de J.B. ne sont pas toujours fructueuses, il lui arrive de passer 4 jours sans aucune touche, mais il a enregistré aussi de belles récompenses de sa patience comme 17 départs en 3 jours avec seulement 3 manqués.
Le jeune homme a essayé d’amener ses petites copines au bord de
l’eau avec plus ou moins de succès, mais il en est une qui
apprécie ces journées au coeur de la nature, c’est sa petite Lizéa âgée de bientôt 6 ans. Elle s’intéresse de près à la
deuxième passion de son papa, sa toute première étant bien
évidemment et sans conteste son petit bout de chou. |