| Alfred et Blanche Vidal |
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Juillet
2011
Nombre de Trébéens se
souviennent de Blanche et Alfred Vidal, ce délicieux couple de
commerçants qui ont exercé sur la ville.
Lorsque l’épicerie familiale a été vendue, les époux Vidal ont maintenu la vente des quotidiens. « Comme il n’y avait pas de magasin, nous avons créé une tournée sur laquelle nous vendions les journaux à l’aide d’une petite remorque à bras. » Ceci jusqu’au jour où, en mai 1965, ils deviennent les précurseurs en matière de vente de presse sur la ville en ouvrant un magasin rue du 11 novembre. « Pour l’inauguration, nous avons eu la présence venue de Paris d’un représentant de l’organisme chargé de la diffusion et tous les notables de la ville étaient là. A une date que j’ai du mal à situer, c’était en tout cas encore à l’époque des anciens Francs, nous avons eu un gagnant de 10 millions de francs à la Loterie Nationale. Ce qui était en ce temps là un très gros lot et nous a valu les honneurs de la presse parisienne, nous avons eu notre photo dans Ici Paris et France Dimanche. A la suite de ça, les gens de Carcassonne et des villages du coin pensaient que notre magasin était chanceux et venaient nombreux nous acheter des billets de Loterie. » se souvenait Alfred. A travers leurs emplois aux PTT et leur commerce-presse ce chaleureux couple a eu durant de longues années des rôles primordiaux auprès des Trébéens, leur faisant parvenir le courrier et les nouvelles du monde entier. En parallèle, ils trouvaient le temps de participer à la vie associative de la commune. Alfred dans le club de football pour lequel Gérard leur fils a pris la relève notamment en assurant la présidence durant de nombreuses années. Blanche de son coté était une bénévole active de la paroisse. Durant 20 ans ce charmant couple, aidé par leur fils et Jeanine leur belle-fille, a accueilli la population avec une gentillesse et une serviabilité dont la réputation ne les a pas quittés lorsque, retraités, ils croisaient d’anciens clients. Inséparables ils ont savouré une retraite joyeuse rythmée de dynamiques activités. Membres du Comité d’animation à sa création, ils ont contribué par leur passion de la danse et de la musique à la réussite des thés dansants. On les a aussi souvent vus remonter les manches pour transporter tables, chaises boissons… pour l’organisation des autres manifestations de l’association. Fervents adeptes des après midi et soirées dansantes, ils rejoignaient dès que possible, leurs amis du Club de la Roseraie, du Black Botton ou du Païchérou. Lorsque la santé les a contraints à s’éloigner de la danse, on pouvait tout de même croiser Alfred se rendant le matin, journal sous le bras, faire son tiercé au Café de l’Aude.
Plus d’un
demi siècle d’un mariage réussi, que l’on pouvait constater
encore, peu de temps avant que Blanche ne nous quitte,
lorsqu’ils prenaient place le jeudi dans la galerie marchande de
Cité2, devant un café que Blanche avait plaisir à accompagner de
la cigarette quelle s’autorisait, l’occasion pour eux de croiser
et retrouver des connaissances au hasard du chaland. |