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Mars 2012
Nous avons suivi plusieurs fois
nos pêcheurs
lors de déversements de
truites dans le lac... cette fois c'est sur la route de
Villalier que rendez-vous avait été pris avec le "
livreur de truites" pour les introduire dans les eaux de
l'Orbiel ( 80 kg). Après les avoir transvasées dans des
grands récipients, par binômes nos pêcheurs se sont
rendus sur plusieurs lieux stratégiques pour le
déversement final. Ne pouvant les suivre tous
simultanément, nous en avons accompagné deux jusqu'au
bout de l'opération.
Dès son
immersion dans l'Orbiel , dame truite a fait montre
d'une grande vigueur en remontant immédiatement le
courant. Nos pescofis peuvent maintenant tenter de la
séduire et la taquiner.
Le lac
n'est toujours pas arrivé à son niveau souhaité de
remplissage mais la pêche y est à nouveau autorisée.
Après le rempoissonnement en gardons et carpes effectué
fin février, c'est un déversement de truites qui a eu
lieu vendredi. Dès samedi les pêcheurs ont pu poser
leurs cannes. Respectueux, ils ne sont pas descendus sur
le gravier qui tout autour du lac n'est pas encore
recouvert par les eaux. Le prochain déversement sera
effectué dans l'Orbiel
Février 2012
Après la vidange du Lac le mois dernier, la phase de
remplissage est toujours en cours. Cette opération
repose sur la capacité de la pompe d’alimentation. L’eau
introduite dans le lac provient de la nappe phréatique
du lit mineur de l’Aude. Cette nappe n’étant pas
inépuisable, le remplissage s’interrompt par moment et
nécessitera surement encore une quinzaine de jours. Le
niveau actuel est suffisant pour que la société de pêche
puisse effectuer l’introduction de poissons. Ainsi cette
semaine 40kg de gardons, 40kg de carpes âgées de 2 étés
(on parle d’été et pas d’année pour les poissons) et
50kg de Carpes de 3 étés ont été déversés. Une opération
qui a été quelque peu contrariée par le fait que le
véhicule par son volume n’a pu stationner en bordure du
lac. Le président et les pêcheurs présents ont donc du
se retrousser les manches et effectuer le transfert.
Réouverture
La réouverture de la pêche au Lac est envisagée pour le
samedi 3 mars. La veille un déversement de 100kg de
truites est programmé. Deux autres également de 100kg
auront lieu les 9 et 16 mars.
Les cartes
Pour acquérir les cartes de pêches, nos pescofis
peuvent s’adresser aux 3 buralistes de la ville ou à
l’office de tourisme. Ils peuvent également utiliser le
site
http://www.cartedepeche.fr/
Crédit Photo: Patrick Chaplain pour atrebes.com
Janvier 2012
L'EVENEMENT
C’est dans la lumière encore rougeoyante de l’aube, que
les premiers pêcheurs se sont mis en œuvre au lac pour
une matinée exceptionnelle. L’objectif du jour était de
terminer la vidange de l’étendue d’eau en sauvant un
maximum de ses habitants. Nous avons suivi, pas à pas, les
opérations pour un reportage comme nous aimons les
réaliser et vous les faire partager.
Précédemment, le niveau du lac avait déjà été réduit de
moitié… Très tôt ce mercredi matin, les vannes
permettant l’évacuation des eaux vers l’Aude étaient
rouvertes et une équipe se mettait en place pour
récupérer un maximum d’alevins à la grille de sortie.
D’autres bénévoles mettaient à profit l’attente des
techniciens de la Fédération de Pêche et du matériel de
sauvetage, pour sortir de la vase et des bords les
immondices qui souillaient l'étendue d'eau.
Les Préparatifs
Dès son arrivée, Henri Chavanette, hydrobiologiste
chargé de missions à la Fédération, faisait un point
avec les principaux responsables de la Société de Pêche
Trébéenne : définissant le déroulement des opérations,
les tâches à effectuer et le nombre d’hommes nécessaire.
Deux autres membres de la Fédé l’avaient rejoint.
Lors du breafing général, Henri Chavanette mettaient en
exergue quelques points cruciaux: la durée de vie des
poissons hors de l’eau étant limitée, il appuyait sur
l’importance d’agir rapidement. Plusieurs postes, tels
que la table d’enregistrement des poids, mesures et
quantités étaient mis en place. D’autres trébéens
devaient se charger du marquage des poissons (qui
permettra dans l’avenir des études des populations
aquatiques) et de l’application d’un désinfectant après
l’acte. La première contribution des bénévoles trébéens
venus nombreux s’est présentée en une chaine humaine
pour remplir les containers. Plusieurs contenants,
alimentés en oxygène, étaient ainsi fin prêts pour
accueillir les poissons par types d’individus.
En chef d’orchestre de cette opération d’envergure, le
technicien de la Fédé, exposait ensuite les consignes
pour ceux qui allaient participer à cette mission
sauvetage pratiquée à la pêche électrique au cœur des
manœuvres . Tous ceux qui intervenaient dans l’eau
devaient impérativement enfiler des waders en néoprène
et gants en caoutchouc, afin d’être protégés par ces
isolants des décharges électriques. Les épuisettes en
alu étaient bannies au profit de celles mises à
disposition disposant d’un manche de bois. A son tour
Henri Chavanette s’équipait de son matériel : Un wader
bien évidemment, un boitier contenant des batteries
capables de transmettre à l’anode (cercle au bout d’une
tige sur nos photos) des charges de 200 à 380 volts. Un
procédé qui assomme seulement et momentanément le
poisson.
En action...
L’équipe opérationnelle intervenait tout d’abord dans la
vase au milieu du lac pour la récupération de quelques
individus dont une anguille que vous pouvez apercevoir
sur l’une de nos photos.
La vidange du lac était alors stoppée, et la partie la
plus sportive de cette matinée pouvait alors commencer….
C’est sur le 1/5ème environ du lac, plus
profond coté pont de l’Aude, que les hommes ont pris
place. Une poignée d’entre eux, avaient en charge le
filet, qui tendu d’un bord à l’autre permettait de
réduire peu à peu la zone d’intervention et faciliter
ainsi le travail de ceux qui récupéraient les poissons.
Comme s’y attendaient les responsables de l’association
de pêche locale, leurs craintes étaient bien fondées,
et parmi les carpes, gardons, brochet … les indésirables
silures étaient bien là (lire notre article de novembre
Cliquez ICI
) . Une
trentaine de ces carnassiers ont été retirés, dont le
plus monstrueux qui affichait les 1, 80 mètre et 60kg,
suscitant, lors de sa prise, des exclamations parmi les
spectateurs massés sur les berges.
Destinations des poissons
Le pisciculteur qui était là pour récupérer les truites,
qu’habituellement il vient déverser, avait fait le
déplacement pour rien puisque seulement 2 de ces
poissons ont été trouvés.
Nombre de carpes, brochets et autres ont été évacués
dans les eaux de l’Aude où ils poursuivront leur destin,
jusqu'à ce que l’appât d’un pêcheur leur soit fatal.
Les silures sont partis en direction d’un étang à Bram
qui est en gestion « No Kill » (pas tué), autrement dit :
où la pêche se pratique seulement avec remise à l’eau
des prises. Nous avons été très surpris par quelques autres
habitants sortis du Lac : en effets nous avons découvert
des écrevisses de Louisiane et des anodontes (grosses
moules). Ces dernières ne sont pas comestibles, mais
sont bénéfiques pour le lac par leurs capacités à
filtrer l’eau.
Bilan de la matinée
Après plus d’une heure d’actions intenses venait l’heure
du bilan pour le représentant de la Fédé : sur le plan
humain, Henri Chavanette estimait que les intervenants
trébéens avaient été très efficaces. L’estimation du
sauvetage est de 700kg de poissons, un volume que
l’hydrobiologiste avait envisagé à la baisse, en tenant
compte du fait que le lac, ayant un liner en son fond,
ne permet pas l’échange qui se produit entre l’eau et la
terre dans les lacs naturels. En détails : 2 truites, un
brochet (1mètre, 8kg environ), 2 anguilles, un millier
de gardons, 124 carpes, 30 silures.
A midi tout ce petit monde passait à table pour un
déjeuner requinquant après tous ces efforts.
Ils ont dû y revenir....
Mais en fait l’histoire ne se termine pas là… en effet,
en début d’après-midi les pêcheurs trébéens
s’aperçoivent qu’un « chasseur » est encore en activité
dans la poche d’eau restante. Les professionnels
n’étant plus là, les dirigeants de l’association
prennent la décision de vider totalement cette enclave.
N’ayant plus de moyens techniques à disposition, ils ont
fait appel aux pompiers trébéens et à leur matériel de
pompage pour descendre encore le niveau. Ce sont encore
une dizaine de silures, une trentaine de carpes et des
petits poissons à profusion qu’ils ont évacués du lac.
Ce soir, il ne reste que 30 à 40cm d’eau, et les
pêcheurs Trébéens de l’AAPPMA, ne veulent pas s’arrêter
là, il n’est pas question pour eux qu’il puisse rester
un seul silure dans le lac. Alors demain matin, ils se
remettront au travail pour que le lac soit un total « no
fish land » et n’héberge plus aucun habitant.
La date de remise en eau n’est pas encore déterminée, et
une éventuelle étape de nettoyage est à l’étude. A
suivre ….
Janvier 2012
L'association des Pêcheurs Trébéens
l'AAPPMA a réuni ses membres en assemblée générale. Outre les
traditionnels bilans relatant leurs animations et autres
aspects de leur fonctionnement, ainsi que les conclusions
financières, le sujet majeur du moment était bien
évidemment la vidange du Lac. En novembre dernier, nous vous avions présenté ce
projet qui permet entre autre de débarrasser le lac des
indésirables silures.
L’ouverture de l’évacuation qui se situe au fond du lac
a été effectuée en début de semaine. En 24 h à peine le
niveau était descendu d’un mètre environ comme vous
pouvez le voir sur nos images. La vidange a été
rapidement interrompue pour ne pas entrainer la mort de
des occupants. La suite des opérations avec notamment la
récupération des truites et autres poissons
"bienvenus",
par un procédé de pêche électrique
est en cours de programmation à partir des
disponibilités des divers intervenants. Bien évidement
jusqu’à la fin de cette opération d’envergure la pêche
est formellement interdite. Au cours de la soirée un
tirage au sort parmi les membres présents désignait le
gagnant
de la
carte annuelle il s'agit d'Antoine Cantéro.
Pour consulter le bilan 2011 et les Objectifs 2012
cliquez ICI
Novembre
2011
Ces temps derniers, dans le petit monde des pêcheurs, il
est un sujet de discussion qui préoccupe grandement : Le
silure. Ce poisson considéré comme un "carnassier
charognard" s’est installé dans les eaux du Lac.
Même si les individus de cette espèce péchés à Trèbes ne
dépassent pas 80 cm, sur les photos que nous avons
trouvé sur le web ( nous nous engageons à retirer toute
photo sur demande de leur auteur) vous pourrez
comprendre pourquoi ce poisson est considéré comme un
monstre d’eau douce.
Si l'arrivée du silure est récente en France (L'abbé
Bonnaterre en 1788, parle du silure glanis, dans Tableau
Encyclopédique de la Nature, en appelant ce poisson le
mal), il s'agit cependant de la deuxième vague de
colonisation. Les archives paléontologiques prouvent que
le silure glane était présent en France au Pliocène (-2
à -5 millions d'années) près de Perpignan. Mais les
glaciations ont eu raison des populations de silure
implantées à cette époque, et l'aire de répartition a
considérablement diminué, pour ne subsister que dans
certaines zones-refuge, notamment le Danube pour les
populations de silure d'Europe centrale.
Les premières interrogations concernent l’arrivée de ce
poisson dans le lac : sont-ce des œufs fixés sur des
pattes de canard ou autre oiseau, est-ce une main
malintentionnée? Finalement peu importe la réponse, le
fait est qu’ils sont là et bien là au grand dan de nos
pêcheurs.
Déjà en juin 2009 : première alerte, 150 silures avaient
été signalées et le 4 septembre dernier une vingtaine de
spécimens a été péchée. L’ouverture de l’un d’eux
confirmait la voracité de la bête à se nourrir des
truites déversées dans le lac puisque son estomac en
contenait 2. Avec les déversements de truites effectués
régulièrement, on imagine facilement que le silure avec
sa bouche démesurée doit se croire dans un super
garde-manger.
Au début de l’été le conseil d’administration des
pêcheurs les incitait à contribuer à l'éradication de ce
fléau en utilisant le leurre ou le vif. Hélas, l’état
des lieux en ce début de saison hivernale révèle que le
seul moyen d’espérer débarrasser le lac de ces voraces
intrus est d’envisager la vidange totale du Lac. Une
telle opération ne peut être réalisée qu’avec l’accord
des différentes instances concernées dont en premier
lieu la municipalité. Les demandes ont été effectuées…
Si ce couteux projet se réalise, il s’agira dans un
premier temps d’arrêter les pompes et d’évacuer l’eau
pour n’en laisser qu’une cinquantaine de centimètres. La
suite de la procédure se concrétiserait par une pêche
électrique qui assomme seulement le poisson. Les truites
récupérées seraient confiées au pisciculteur. En ce qui
concerne les poissons blancs, gougeons, gardons, carpes,
tanche aucune décision n’est arrêtée. La dernière phase
de récupération se ferait au filet et serait suivie du
nettoyage du fond. Outre les moyens financiers cette
opération sous entendrait d’importants moyens humains,
mais pour cela les membres du CA de la société de pêche
devraient pourvoir compter sur leurs nombreux adhérents
et qui sait … quelques Trébéens se sentiront peut-être
solidaires et pourraient prêter main forte. En
l’attente Jean Pierre Arcier le président et nos
pêcheurs Trébéens restent très préoccupés.
Photos : l’un des individus de cette espèce mesure
2,52m
Octobre
2011
Un beau soleil et de nombreux pêcheurs étaient au rendez-vous
« Grosses Truites » organisé par l’association
Trébéenne. C’est à Régis Garrigues qu’est revenu le
premier prix avec la prise de la plus grosse truite d’
1,440 kg.
Nous avons fait le tour du Lac pour partager avec vous
le trombinoscope des pêcheurs de ce dimanche matin.
Septembre 2011
Une soixantaine de pêcheurs a bravé la triste météo de
dimanche matin pour prendre place autour du lac et participer au
2ème concours de la saison. La bonne humeur était tout de même
au rendez-vous preuve en est ce participant qui au moment de la
pesé avait rempli son sachet de cailloux.
2 septembre 2011
Déversement
de truites
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